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Les VU c'est bien, ça donne l'occasion de croiser plein de personnes dans des fonctions auxquelles on n'est pas habitué à les voir ou de les imaginer dans le rôle de personnages sortis tout droits d'une bande dessinée.
Donc planté au milieu de cette bonne ville de Pessac, à coté de Bordeaux, les tentes des VU accueillent cette année encore des centaines de passionné(e)s de planche à roulettes, de BMX et autres activités urbaines. Un camp retranché, en quelque sorte, où l'on peut exercer son activité favorite sans être verbalisé ou conspué. Mais aussi participer à des ateliers d'écriture avec Rocé (loin d'être le plus mauvais dans cet exercice), mirer des expos (Manaud et Artprint, par exemple), ou se faire vieillir les tympans dans des concerts pas minables : High Tone, Youssoupha, Redman... Ambiance festival à l'armoricaine, donc.
Pour revenir à cette histoire de rôles, cette année, on a par exemple vu dans la foule des pèlerins comme Morgan Favre, venu en spectateur, et c'est assez rare pour le préciser, alors qu'il est célèbre aux Vibrations Urbaines pour ces résultats exemplaires et son légendaire flip wall ride. J'ai rencontré au bar des gars que je ne vois d'habitude que sur leur BMX. Ils étaient occupés à servir des clients, et par là même ma dizaine de cafés quotidiens indispensables au bon fonctionnement de la fonction "prise de vue" chez un vulgus reporter photographe. Ce qui doit signifier que les prize money ne sont pas assez élevés en BMX. Ou qu'ils ont compris que pour serrer, barman, c'est pas mal. Peut être mieux encore que gloire du BMX.
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Côté skate park, on a aussi vu un Guillaume Dulout très chic en chemise à carreaux du dernier cri à Burdigala, optant tantôt pour le bonnet rouge Bordeaux d'inspiration maritime tantôt pour un casque couleur or. Le casque qui n'est pas toujours le meilleur ami du rider semble cependant être celui de Clément Soubies qui harnaché à lui seul telle une cohorte romaine a pris la 4ème place, en affrontant bravement les irréductibles Gaulois.
Les Gaulois parlons-en. Les Gaulois ce sont un peu ces gars qui restent en place quoi qu'il advienne et qui semblent impossible à déloger malgré les assauts répétés des autres concurrents.
Par exemple Astérix Géronzi, il a un peu grandi et blondi ( call me ) mais il a toujours son style unique. Il ne paye pas de mine, il skate décontracté, et quand le besoin s'en fait sentir il assomme ces opposants à grands coups de hammers, feeble grind sur le rail et flip front par dessus un autre gros rail, pendant son run de finale. Asterix a cassé le park. Mais son compère Obélix Durand n'était pas de reste. Un informateur nous en avait glissé deux mots et il ne nous a pas fallu longtemps pour se rendre compte de la qualité du tuyau. En gardant un œil sur le nommé Durand, on doit bien avouer que c'est du lourd comme on dit dans le métier d'étudiant. Jamais une line identique, des tricks en switch en pagaille et un flip indy en finale en transfert par dessus la table qui à fait hurler la salle, ou plutôt le colisée des VU.
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| Classement |
1.GERONZI Maxime 2.GROUSSET jeremy 3.DURAND Loic 4.SOUBIES Clément 5.WILHEM Moises 6.MONFURT Jean Michel 7.GERARD Marc 8.SIMON Sebastien 9.SIMON Willy 10.PECCATUS Heinrick 11.TAILPIED Nathan 12.DUCAS Julien 13.MEROUR Julien 14.ABAROUDI Hassan 15.FROMANT Joachim 16.DULOUT Guillaume
Texte et photo : Grégoire Grange Sauf single de Max Geronzi et de Jeremy Grousset, photo JP Lale.
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